Le clown que je propose est un clown des profondeurs. Il est une faille qui permet de se libérer du quotidien et de la normalité pour laisser émerger ce qui demande à se manifester.

Clown sacré

Principalement inspiré du travail sur la présence de Pol Pelletier au Québec et du clown développé par Eric Blouet en France, le clown sacré que je propose n’est pas là pour séduire, ni pour plaire, ni pour être gentil ou méchant. Il est avant tout là pour être touchant. Pour être vrai et honnête par rapport à ce qui se vit en lui.

Ma recherche est donc axée sur l’expression authentique et l’objectif consiste à prêter son corps à plus grand, ou plus petit, que lui pour devenir canal et permettre l’expression des âmes et des inconscients individuel et/ou collectif.

Ce clown sacré, tout du moins dans une première démarche purement créative et expressive, ne se donne pas pour objectif de se montrer en public. C’est peu à peu que sa quête d’expression présente et sincère s’ouvrira vers l’extérieur pour sortir du cadre des stages et éventuellement se dévoiler au monde extérieur.

L’essence de cette démarche repose sur un travail de respiration, de ventilation des corps, de danse libre et d’exercice d’expression des émotions que ce soit par le mouvement, la voix ou les mots. Puis de se laisser voir « tel que l’on est et pas tel que l’on voudrait qu’on soit ». Le clown se développera davantage dans la résonance de l’effort, puis dans le lâcher prise pour laisser venir tranquillement et simplement ce qui demandent à se manifester. Lors de mes stages j’invite les participants à plonger dans la mélasse émotionnelle sans jamais s’y attacher puisque la vie est mouvement et tout change et évolue. J’y annonce qu’il m’apparait important de laisser s’exprimer les émotions désagréables comme la colère, la tristesse et la peur qui nous affectent individuellement et collectivement. Notre mode de vie est sur la brèche et ces émotions qui existent, et qui sont donc normales et légitimes, n’ont que peu de place pour exister dans un cadre social qui pousse à montrer une belle image et refouler ou cacher les parts d’ombre. Et pourtant, j’observe qu’une vrai joie et un vrai amour font souvent écho à l’expression d’émotions douloureuses. Comme l’écrit Jodorowsky dans le Théâtre de la guérison, « n’oublie jamais que le lotus sort de la vase. Il faut explorer la fange, remuer la mort et la boue pour monter vers les cieux limpides. »

Art ou thérapie ? Au delà du divertissement, l’art que je cherche à faire émerger demande de puiser dans ses profondeurs. Alors forcément, ça remue, ça bouge, ça surprend. Et donc ça nous touche et ça touche les autres. Et comme tout est relié, ça libère des tensions vers plus de fluidité. Cela dit je ne suis pas thérapeute et me sens avant tout artiste. Je cherche l’expression libre, créative et artistique et ne me donne aucunement comme objectif de résoudre des problèmes d’ordre thérapeutique.

Il faut des failles pour laisser passer la lumière, ce clown sacré en propose une !

Nicolas Ottenheimer

Témoignages

Bénédicte : j’ai un sourire en coin, l’œil un peut mouillé il est 7h du matin. Réveillée à la fin d’un rêve très fort, un de ceux qui disent la vérité que l’on sait de nous. Celle qu’on a appris à cacher pour plusieurs raisons. La vérité c’est que je n’exprime pas le fond de ce que je suis et j’étouffe la puissance de ce que je suis. Dès lors que quelque chose vient du fond il est traité, raisonné, manipulé, transformé. Ils sont là mes 10% de ce que j’offre et de ce que je suis. Alors ce que je vis depuis ce stage avec vous les âmes parlantes c’est que je suis passée dans un autre monde, organique, réel. Une énergie vitale savoureuse, brute, dense que je ne me souviens pas d’avoir déjà goûtée. Je me sens vibrer de plus en plus et ça y est je connais mon énergie et je commence à me montrer :).

Oulyan: je ressort de ce séjour avec le regard bouillant, une toute nouvelle sensation de ma force interne et de ses capacités d’expressions multiples. J’ai presque fini de récupérer mes forces, je me levais ces derniers matins épuisé malgré les longues heures de sommeil, je me rends compte de l’intensité de ce stage! Je ressens une plus grande confiance en moi et arrive plus fluidement à exprimer mes ressentis et me positionner oralement face aux autres, chose que je n’osais peu ou pas auparavant. Nos médiations m’ont permis de sentir ce canal vertical qui me traverse de part en part, je commence petit à petit à cultiver ça, je voudrais ne plus jamais le lâcher, c’est tellement bon!

Maxime : Je suis déterminé à continuer cette exploration intérieure qui est passionnante et de plus en plus riche car j’ai compris dans mes cellules qu’il s’agit du sens et de l’intérêt de ma vie. Je sens en même temps que je suis prêt aussi à le remettre en question au fur et à mesure que ma compréhension évolue. La vie est si rude et je peux enfin la voir en même temps si belle. Ma vraie sensibilité, mon hyper sensibilité, peu importe la qualification, se révèle alors que ma colère diminue.

Ingrid : j’ai pas mal rêvé du groupe. Le vide ressenti en vous quittant s’exprime dans le sommeil. En effet oui cette intensité que nous avons partagé est difficile à retranscrire et échanger. Je me rend compte comme il est difficile de mettre en mots une telle densité. C’est un voyage que l’on goûte et qui se raconte péniblement tant il a été puissant dans le ici et maintenant.

Benjamin : j’ai trouvé une grande confiance en moi. Ce matin j’ai fait des démonstrations de clown aux p’tits de la crèche, ils ce sont régalés, ils ont même essayés mes nez. Ça m’a fait un bien Fou. Parmi tous les stages que j’ai fait celui-ci est le plus émouvant et le meilleur pour moi. 

Muriel : je rayonne d’amour pour qui Je Suis et cela ne me pose plus de problème de le dire.
Je n’avais aucune idée de ce qui allait se jouer pour moi, et là j’ai contacté cette facette de moi dans ce personnage grotesque avec sa gueule cassée, sa tête vide, sa voix grave pour se faire entendre et son torse bombé pour assoir sa toute puissante, plein de suffisance. Et bien, je dois dire qu’il m’a bien amusé celui là. Savoir rire de soi, wow, extra! Mais au delà de ça, c’est reconnaitre que je l’aime. Il fait partie de moi et finalement il en est même attachant. Car derrière ce gros lourdeau se cache une blessure d’humiliation que je n’avais pas conscientisé jusque là! Gratitude pour ces pépites de plomb qui s’alchimise en or. Alors je peux progressivement tomber en amour pour moi m’aime.

Marion : mes mollets sont redevenus moelleux…chouette…

Nora : « in case of emergency, put your nose on »! Je l’ai chopé, Slack, l’élastique imaginaire sur ma pommette en feu et j’ai joué toutes les voix en moi. Qu’est ce que ça m’a fait du bien! Ça a bien duré une demi heure. Y’en avait du monde dedans. Après j’étais tranquille et je voyais tout ce que je venais de traverser les derniers jours passés comme un Piti embouteillage d’énergie de rien du tout causé par un excès d’identification au dit « monstrueux ».

Jackie : j’ai vraiment eu la sensation d’ouvrir une brêche (la faille du clown sacré?) qui cette fois ne se refermera pas. Cette immersion en pleine nature, ces méditations, ces exercices du « laisser émerger ce qui vient du fond de soi » ont secoué mes repères, les ont éparpillé, m’ont poussé à lâcher petit à petit mes résistances, du moins certaines, pour accueillir le « nouveau présent ». Toute ma reconnaissance envers toi, Nicolas Ottenheimer, pour l’énergie que tu as déployée, l’engagement, la bienveillance, le respect et l’attention profonde que tu nous as offerts.

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